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Projection musicale

En projection musicale cette semaine:

Une Brooke Miller en voix

La chanteuse canadienne Brooke Miller présente son quatrième album en carrière, Brooke Miller, un effort éponyme joliment servi par son timbre de voix particulier, à mi-chemin entre l’électrique et l’acoustique. C’est qu’elle y reprend en fait quelques-uns de ses meilleurs morceaux en plus d’y joindre du nouveau matériel, le tout dans un format plutôt commercial, prêt à séduire le public et les radios.

Si les morceaux un peu plus rock ne se laissent pas facilement détester, c’est véritablement sur les ballades à la guitare que Miller brille davantage, là où sa voix riche et coulante s’illustre le mieux. Ainsi, sur You Can See Everything, elle s’impose sur les quelques accords de sèche qui la supportent. Et elle le fait si bien qu’on en oublie pratiquement l’instrument. Sur What Kind of Move, on a droit à un rythme plus prononcé que l’on apprécie, mais qui à mi-chemin, se trouve à être quelque peu décousu par l’arrivée d’une mélodie instrumentale qui, s’en être mauvaise, semble couper l’énergie qui commençait à peine à s’installer. En revanche, la sobriété qui prévaut sur Say That Dear est à couper le souffle.

Mais il manque sur Brooke Miller un petit je-ne-sais-quoi qui, bien que difficile à identifier, agace quelque peu. L’auteure-compositrice-interprète est bourrée de talent. Affirmer le contraire serait de mauvaise foi. Mais le produit qu’elle nous offre est peut-être un peu trop sage pour nous accrocher totalement. Quoi qu’il en soit, Brooke Miller parvient à mettre sa voix en valeur ce qui, avouons-le, vaut amplement le détour.

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